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Renforcer les données de crédit pourrait ouvrir la voie à une meilleure tarification du risque, une baisse des créances douteuses et un financement accru du secteur privé. Rares sont les marchés africains dotés d’un système de crédit pleinement opérationnel – et quand il existe, il ne couvre que des données MPME limitées, selon l’IFC. Les données mobiles alternatives commencent à s’y intégrer – MTN partage désormais les siennes avec Experian et TransUnion en Afrique du Sud — mais factures, mobile money et paiements commerciaux échappent encore largement aux modèles de scoring. Creditinfo Central Africa, lancé en février, veut fluidifier le partage transfrontalier au sein de la CEMAC. Reste un problème de fond : des données cloisonnées et non standardisées. Prêteurs, registres de crédit et fintechs examinent comment moderniser l’infrastructure de crédit du continent.
Points clés
- Intégrer sans risquer : comment les régulateurs peuvent-ils intégrer mobile money et données de détail aux bureaux de crédit en toute sécurité ?
- Partage transfrontalier : quel cadre juridique et technique pour un échange sécurisé des données de crédit entre pays ?
- IA et inclusion : le scoring par IA peut-il réduire les NPL sans exclure les emprunteurs historiquement non bancarisés ?