Welcome Cocktail
Opening Ceremony
Allocution d’ouverture | Comment une « Nouvelle Architecture financière africaine » peut-elle combler un déficit de financement du développement de 400 milliards de dollars ?
L’Afrique fait face à un déficit structurel de financement du développement supérieur à 400 milliards de dollars par an. Il ne tient pas d’abord à un manque de capitaux, puisque le continent détient environ 4 000 milliards de dollars d’épargne longue domestique, mais à de lourdes contraintes structurelles : fragmentation institutionnelle, allocation inefficace du risque, effet de levier limité des bilans et coordination insuffisante entre capitaux publics et privés. La Nouvelle Architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), pilotée par le Groupe de la Banque africaine de développement, entend répondre à ce diagnostic par un cadre systémique qui réorganise la façon dont capital et risque sont déployés dans l’écosystème financier africain. Dr Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement, expose ce que l’architecture fera concrètement, selon quel calendrier et par quels moyens.
Panel d’ouverture | Making Capital Count : Faire de la puissance financière africaine un moteur de croissance et d’emplois
La finance africaine aborde la prochaine décennie en position de force. Ses institutions n’ont jamais été aussi rentables, sophistiquées et innovantes, mais cette puissance financière ne se traduit pas encore en capital suffisant pour les entreprises, le secteur agricole, les infrastructures et les industries qui porteront la prochaine phase de croissance et de création d’emplois du continent. La taille comptera, mais des institutions plus grandes ne suffiront pas à combler cet écart. La prochaine génération de champions financiers africains devra allier envergure et expertise pour convertir l’épargne africaine en investissement productif, financer des marchés fragmentés et encore mal desservis, rivaliser à l’échelle internationale et faire de la finance africaine un moteur plus puissant de croissance et d’emplois.
Points clés
- Comment faire de la consolidation et de l’expansion transfrontalière un levier de financement productif, plutôt qu’une course à la taille ?
- Cmment orienter davantage d’épargne et de capitaux privés vers les entreprises, le secteur agricole et les infrastructures, pour créer des emplois ?
- Comment la technologie, l’intégration et une réglementation adaptée peuvent-elles étendre la portée des institutions sur des marchés fragmentés et mal desservis ?
État du marché | Baromètre du secteur financier africain 2026
Confiance économique, investissements en IA, expositions au risque, finance durable : Deloitte et l'AFIS dévoilent le 6ᵉ Baromètre, avec les résultats préliminaires de l'enquête menée cette année auprès de dirigeants seniors des secteurs bancaire, de l'assurance, de la fintech et des marchés de capitaux. Que révèlent-ils sur l'état d'esprit du secteur financier africain ?
ERICSSON SIDE EVENT | | Inclusion financière : le défi d’une rentabilité durable
Les ambitions de l’Afrique en matière d’inclusion financière entrent dans une nouvelle phase. Paiements en temps réel, identité numérique, plateformes interopérables et nouvelles formes de monnaie digitale ouvrent de nouvelles perspectives pour atteindre les populations mal desservies. Pourtant, élargir l’accès aux services financiers ne garantit pas une création de valeur durable. Coûts opérationnels élevés, fragmentation des infrastructures et incertitudes sur la viabilité commerciale continuent de freiner une inclusion financière pérenne à grande échelle. Comment l’Afrique peut-elle dépasser le seul enjeu de l’accès pour bâtir des écosystèmes financiers à la fois inclusifs et rentables ?
Organisée par Ericsson, leader mondial des télécommunications et des infrastructures numériques, cette table ronde de haut niveau réunira dirigeants du secteur financier, décideurs publics et régulateurs pour explorer comment la technologie, les modèles économiques innovants et les partenariats public-privé peuvent rendre l’inclusion financière commercialement viable. Les échanges porteront sur la construction d’écosystèmes financiers fiables, interopérables et capables de changer d’échelle, créant une valeur durable pour les citoyens, les entreprises et les États.
Points clés de discussion :
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Repenser l’économie de l’inclusion : Quels choix réglementaires, technologiques et économiques permettraient de réduire les coûts structurels et de rendre rentable l’accès aux services financiers pour les populations mal desservies ?
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Bâtir des écosystèmes de confiance créateurs de valeur : Comment dépasser les seuls paiements pour générer davantage de valeur économique, tout en garantissant la protection des consommateurs, la confidentialité des données et la confiance ?
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Définir les priorités d’un changement d’échelle durable : Quels investissements privilégier dans les paiements en temps réel, l’identité numérique, l’interopérabilité, les services hors ligne et les monnaies numériques pour bâtir des systèmes financiers ouverts, résilients et évolutifs ?
Accès sur invitation uniquement. Traduction Anglais - Portugais - Français disponible.
GAME CHANGERS | Architecture du capital : la finance africaine change d'ère
Conçue et portée par le Groupe de la Banque africaine de développement, la Nouvelle Architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) est une initiative pilotée par l’Afrique, destinée à transformer la manière dont le financement du développement est mobilisé, sécurisé et déployé sur le continent. Dr Sidi Ould Tah, président de la Groupe de la Banque africaine de développement, et Samaila Zubairu, président-directeur général d’Africa Finance Corporation (AFC), and Dr George Elombi, Président de la Banque et du Conseil d’administration de la Banque Africaine d'Import-Export (Afreximbank), détaillent les champs d’intervention de la NAFAD en matière de régulation, de garantie et d’évaluation du risque, la capacité de bilan qu’elle peut réalistement mobiliser, et la possibilité pour les marchés en monnaie locale de réduire l’exposition structurelle de l’Afrique à une dette en devises coûteuse. Du diagnostic à la décision.
Points clés
- Où intervient la NAFAD (garantie, première perte, évaluation du risque) et qu’est-ce que cela change pour les institutions de financement du développement existantes ?
- Quelles réformes feraient de cette architecture, aujourd’hui un cadre de coordination, un véritable capital déployable ?
- Les marchés en monnaie locale peuvent-ils absorber suffisamment de risque souverain pour réduire la dépendance au dollar à grande échelle ?
Table-ronde stratégique | Créer une nouvelle classe d’actifs : comment l’agritech peut transformer le financement agricole en Afrique
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Les établissements financiers africains considèrent depuis longtemps les prêts agricoles comme risqués, coûteux et difficiles à déployer à grande échelle. Des millions de petits exploitants restent ainsi privés d’un accès à un crédit abordable. Une nouvelle génération d’acteurs de l’agritech, capables de fédérer et de structurer les filières agricoles, change la donne. Leurs plateformes associent identification des agriculteurs et des cultures, accompagnement technique, financement des intrants et accès structuré aux marchés. Elles cartographient également les parcelles grâce aux données satellitaires, aux drones et aux capteurs de terrain.
Il en résulte des profils numériques d’exploitants agricoles, reposant sur des données vérifiées concernant les terres, les rendements, les intrants et les livraisons, qui peuvent servir de base à l’évaluation du risque de crédit. Les acteurs innovants de l’agritech, les prêteurs, les investisseurs et les partenaires du développement débattront des conditions nécessaires pour passer de projets pilotes prometteurs à une véritable classe d’actifs agricoles capable d’attirer des capitaux privés, de réduire les risques liés au crédit, d’élargir l’inclusion financière et d’accroître durablement les revenus des petits exploitants.
Points clés :
- Les données agritech, l’agrégation des petits exploitants et la structuration des chaînes de valeur peuvent-elles faire de l’agriculture à petite échelle une classe d’actifs dans laquelle les banques et les investisseurs sont prêts à investir ?
- Comment les entreprises de l’agritech peuvent-elles s’appuyer sur les profils numériques des agriculteurs, la télédétection et des mécanismes de remboursement structurés pour jouer un rôle d’intermédiaire de confiance et réduire le coût et le risque du crédit agricole ?
- Quelle combinaison de garanties, d’assurances et de mécanismes de partage des risques est nécessaire pour attirer davantage de capitaux privés vers les marchés agricoles ?
Roundtable Disrupters Club | Un « techbook » africain : protéger et garder la main
Banques, assureurs et groupes de paiement dépendent de plus en plus de technologies conçues et hébergées ailleurs : régions cloud, systèmes centraux, modèles d’IA. Qu’une de ces briques tombe en panne ou soit coupée, et les règles de plusieurs pays peuvent s’appliquer en même temps — ou aucune ne s’imposer clairement. Face à des fournisseurs disposant de moyens et de compétences techniques bien supérieurs aux leurs, les autorités peuvent se retrouver démunies. Le manuel de la supervision financière a été écrit pour des établissements dotés d’agences et de bilans. Que doit contenir le « techbook » des systèmes dont ils dépendent désormais ?
Points clés
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Couverture cloud : si les systèmes financiers relèvent d’une juridiction extérieure, quelles règles s’appliquent en cas de défaillance, de recours et de reprise ?
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En lieu sûr : qui décide de l’emplacement des données, que coûte leur maintien à proximité et pendant combien de temps ?
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Bande passante : que peuvent faire les pouvoirs publics en matière de connectivité, d’hébergement et de compétences pour garder les systèmes critiques à portée de main ?
Panel des superviseurs de l'assurance | Bâtir les marchés délaissés de l'assurance maladie universelle
- Fixer les frontières : où placer les incitations pour permettre aux assureurs privés de compléter les régimes publics sans les remplacer ?
- Élargir les pools : comment mieux couvrir les populations pauvres et vulnérables tout en rendant les pools de risques financièrement viables ?
- Le mur des primes : jusqu'où la régulation peut-elle agir sur le principal obstacle — le coût des primes, hors de portée pour la majorité ?
BAD SIDE EVENT I Faire de la NAFAD un levier pour l’économie réelle : des capitaux aux projets bancables
L’Afrique fait face à un déficit annuel de financement du développement supérieur à 400 milliards de dollars, alors qu’elle dispose de plus de 4 000 milliards de dollars de capitaux domestiques. Portée par la Banque africaine de développement, la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) vise à mieux coordonner les institutions financières, mobiliser les ressources africaines et orienter les capitaux vers les priorités de développement du continent.
Au-delà d’une présentation générale de la NAFAD, cette table ronde centrée sur les transactions s’appuiera sur un projet ou un cas d’investissement concret. Elle examinera comment gouvernements, institutions de financement du développement, banques commerciales, investisseurs institutionnels, organismes de garantie et porteurs de projets peuvent améliorer la préparation et la structuration financière des projets, mobiliser fonds propres et dette, réduire les risques et accélérer le bouclage financier.
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MASTERCLASS UBUNTU | Banque africaine : où se jouera la croissance de la prochaine décennie ?
Le chemin de fer a révolutionné le transport des marchandises. Internet a transformé la circulation de l’information. La prochaine révolution des infrastructures financières sera celle du transfert de valeur. Larry Fink, PDG de BlackRock, voit dans la tokenisation la prochaine génération des marchés financiers. Les premières banques à s’en saisir pourraient capter une part majeure de ce nouveau marché. Animée par Ubuntu Tribe, fintech africaine pionnière de la tokenisation des actifs réels, cette masterclass décryptera les applications concrètes de la tokenisation, de l’or à l’immobilier en passant par les titres financiers, les opportunités qu’elle ouvre aux institutions financières et les exigences réglementaires qui accompagneront son développement.
Side Event Proparco - Le partage du risque en pratique : comment financer davantage de PME africaines ?
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Quels risques les garants doivent-ils porter, et à quel taux de couverture et à quel prix une banque change-t-elle sa décision de crédit ?
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Quels segments une garantie ouvre-t-elle ? Marchés fragiles, agriculture, climat, entreprises dirigées par des femmes et des jeunes ?
- De quoi les banques ont-elles besoin pour continuer à prêter à ces PME à grande échelle une fois la garantie échue ?
Conversation avec | Swaps, rachats, montages : l'Afrique face au casse-tête des eurobonds ?
Women In Finance – Panel | Données alternatives : le crédit féminin va-t-il enfin décoller ?
42 milliards de dollars : c'est le déficit de financement annuel des PME dirigées par des femmes en Afrique que le scoring alternatif - de plus en plus adopté par les banques et les fintechs - pourrait contribuer à combler. Mais des algorithmes nourris de données historiques risquent surtout de reconduire le biais de genre. À défaut égal ou inférieur, les femmes évaluées par ces modèles obtiennent des scores 6 à 8 points plus bas que les hommes. Sans garde-fous, la technologie habille l'exclusion d'un vernis d'objectivité. Certaines fintechs réagissent : la tanzanienne Tausi Africa purge ses modèles des métadonnées de genre, l'indienne Lendingkart audite les siens contre les biais. Comment recalibrer les modèles du secteur ?
Points clés
- Données utiles ou piège : quelles données alternatives élargissent vraiment l'accès des femmes au crédit - et lesquelles renforcent les biais ?
- Standards et recours : quelles règles pour l'audit des biais, la transparence et la contestation des scores ?
- Garder l'humain : où le jugement humain doit-il rester irremplaçable dans le processus de crédit ?
AWS Executive Forum : réguler l’innovation financière à l’ère de l’IA et du cloud
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Les institutions financières adoptent de plus en plus l’intelligence artificielle, le cloud et d’autres technologies émergentes. Les régulateurs doivent permettre l’innovation tout en préservant la stabilité financière, la protection des consommateurs et la sécurité des données. Ce forum réunit les parties prenantes pour examiner comment les cadres réglementaires peuvent évoluer au rythme des technologies. Les échanges porteront sur trois axes : trouver un équilibre pratique entre innovation et supervision, renforcer la collaboration entre régulateurs et secteur privé, et garantir une adoption responsable des technologies émergentes dans l’écosystème financier africain.
Points clés :
- Concilier innovation et régulation : comment les régulateurs peuvent-ils bâtir des cadres qui encouragent l’adoption de l’IA et du cloud sans freiner l’innovation financière ?
- Maîtriser les risques émergents : protection des données personnelles, cybersécurité, gouvernance de l’IA, résilience opérationnelle et risques liés aux prestataires tiers et au cloud.
- Renforcer la coopération réglementaire : approfondir le dialogue entre régulateurs, institutions financières et fournisseurs de technologie pour construire une réglementation réactive et tournée vers l’avenir.
Panel | Le “redémarrage de la croissance” : mobiliser le capital privé dans un monde plus incertain
Le FMI appelle à une « remise à zéro de la croissance » fondée sur l'investissement privé, mais le contexte a changé. « La mondialisation ne se fait plus en easy mode », estime NinetyOne, alors que l'ère des matières premières bon marché s'achève et que le soutien à l'intégration économique s'essouffle. L'Afrique a attiré 70 milliards de dollars d'IDE en 2025, son troisième meilleur niveau, mais seuls 14 pays ont émis des obligations d'entreprises en monnaie locale depuis 2000. Règles de rapatriement des devises, fragmentation des systèmes de compensation, mise en œuvre inégale de Bâle III et délais de règlement élevés pèsent sur les investisseurs. Alors que le conflit au Moyen-Orient, la hausse du pétrole et le ralentissement de la croissance en Chine accroissent les incertitudes, comment le secteur financier peut-il contribuer à faire des actifs africains une valeur refuge ?
Points clés
- Garder les capitaux : quelles réformes des exigences de fonds propres et quels instruments en monnaie locale retiendraient davantage de capitaux africains sur le continent ?
- Changer de méthode : que doivent faire différemment banques, assureurs, Bourses et fintechs pour soutenir l'allocation de capitaux étrangers ?
- Fluidifier les marchés : par où commencer pour réduire les délais de règlement et faciliter la convertibilité des monnaies ?
Stablecoins : les banques africaines peuvent-elles en faire un atout ?
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- Au-delà du crypto : les stablecoins peuvent-ils devenir un outil bancaire ordinaire en Afrique ?
- Réguler sans étouffer : comment traiter réserves, conservation, convertibilité et conformité anti-blanchiment ?
- Qui prend les rênes ? Les banques doivent-elles piloter l'adoption ou laisser le champ aux fintechs et aux acteurs offshore ?
Masterclass Atlantic Re : Retenir davantage des risques, créer plus de valeur : l'avenir de la réassurance africaine
Le marché africain de la réassurance a enregistré 6,27 milliards de dollars de primes en 2024, soit à peine 1,6 % du volume mondial de souscription en réassurance. Les réassureurs subsahariens ont porté leur capital à 3 milliards de dollars en 2025, mais leurs taux de rétention ont chuté à 78,6 %, contre 87,5 % en 2016.
Les risques complexes liés aux biens immobiliers et à l’énergie continuent d’être transférés à l’étranger, tandis que les sinistres liés au climat ne cessent d’augmenter. L’Afrique a enregistré 9 milliards de dollars de pertes économiques en 2024, contre une moyenne sur dix ans de 6 milliards de dollars. Atlantic Re, le réassureur national marocain disposant de bureaux à Abidjan, au Caire et à Kigali, explique comment les assureurs africains peuvent conserver davantage de risques et maintenir la valeur qu’ils génèrent sur le continent.
Points clés
- Renforcer les capacités en matière de capital, de souscription et d’actuariat pour prendre en charge les risques complexes liés aux biens immobiliers, à l’énergie et au climat
- Mettre en commun les capacités au-delà des frontières et harmoniser la réglementation afin que les primes restent sur les marchés africains
- Canaliser les primes conservées vers des investissements à long terme et alléger la pression sur les réserves de change
Panel | Democratising investing with AI and mobile-first apps – safely
« L’ère de l’investissement intelligent est déjà là », déclarait en mai le directeur général de la SEC du Nigeria. Les plateformes de trading mobiles ouvrent les marchés financiers à un public de particuliers plus large. L’IA, y ajoute une nouvelle dimension : trading algorithmique et robot-conseiller, portés par des acteurs comme Hisa et EasyEquities, rendent l’analyse d’investissement accessible. À mesure que l’IA se rapproche de la décision d’investissement, les régulateurs doivent trancher : où encourager l’innovation, où poser des limites ? Maurice figure parmi les premiers à avoir posé un cadre, avec l’octroi cette année de sa première licence de conseil assisté par l’IA. Comment les plateformes mobiles et les outils d’IA peuvent-ils démocratiser l’accès aux marchés de capitaux tout en protégeant les investisseurs ?
Points clés
- Quels outils mobiles et d’IA ont fait la preuve de leur capacité à élargir l’accès aux marchés financiers ?
- Protection des consommateurs : les cadres réglementaires sont-ils adaptés, et où faut-il les réformer ?
- Partage des responsabilités : en cas d’erreur de l’IA, qui rend des comptes entre fournisseurs, plateformes et courtiers ?
Table-ronde Africa Business+ | M&A et projets : et si l'Afrique finançait chez elle ?
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Le monde des affaires africain veut financer ses plus grands projets et ses M&A sur le continent, en monnaie locale, avec des institutions financières africaines - des banques locales aux fonds de pension, source croissante de capital long terme. Mais les banques régionales manquent de surface financière pour porter une dette projet de 7 à 12 ans ou de grandes acquisitions. Les entreprises se tournent donc vers des acteurs étrangers qui structurent les deux tiers de la dette non-financière africaine (53 % en dollars), ou émettent hors du continent. L'émission en naira de MTN Nigeria en 2021 et le programme de 300 milliards de nairas de Dangote montrent que le financement local peut porter de grandes opérations - mais restent des exceptions. Comment financer, structurer et détenir davantage de ces opérations sur le continent ?
Points clés
- Ce que veulent les CFO : quels produits et avancées en gouvernance pour financer localement les plus grosses opérations - et comment les banques renforcent-elles leurs fonds propres en conséquence ?
- Le rôle du capital long : fonds de pension, assureurs, fonds locaux - quelle part peuvent-ils prendre dans les grands projets et M&A, et l'origine du capital des LP compte-t-elle ?
- Libérer les banques : comment IFD et régulateurs peuvent-ils permettre aux banques de prêter long terme quand les règles pénalisent les prêts longs ?
BANCO SOL SIDE EVENT | Au-delà des créances douteuses : assainir les bilans bancaires pour relancer le crédit
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Les créances douteuses (NPL) ne sont pas qu’un problème de bilan : elles mobilisent les fonds propres des banques, pèsent sur leur rentabilité et freinent le financement de l’économie réelle. Entre défaillances dans l’évaluation du risque de crédit, faiblesses de gouvernance et instabilité macroéconomique, leurs causes sont multiples. Face à la dégradation de la qualité des actifs, comment préserver la stabilité financière sans compromettre la croissance du crédit ?
Organisée par Banco Sol, cette table ronde de haut niveau réunira dirigeants bancaires, régulateurs et experts financiers pour explorer des solutions concrètes, à la lumière des expériences africaines et européennes.
Au cœur des échanges :
- Prévenir et traiter les créances douteuses : Comment renforcer l’évaluation du risque de crédit, la gouvernance et les mécanismes de recouvrement ?
- Assainir les bilans : Quels leviers de recapitalisation, de restructuration et de gestion des actifs dépréciés pour restaurer la capacité de financement des banques ?
- Partager les responsabilités : Quel rôle pour les actionnaires, les régulateurs et les institutions judiciaires dans la résolution des créances douteuses et la protection des déposants ?
CEO Talk | Les géants bancaires africains face aux challengers numériques : à qui appartient l'avenir ?
- Néobanques maison : les grands groupes bancaires africains peuvent-ils bâtir des marques numériques agiles sans cannibaliser leur cœur de métier ?
- Acheter ou innover ? Quand l'acquisition d'une fintech a-t-elle plus de sens que l'innovation interne ?
- Rentabilité mobile-first : comment dégager des revenus durables dans un environnement où les frais s'effondrent et la concurrence s'intensifie ?
Gala Dinner and Awards Ceremony
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AFIS Supervisory Council Meeting
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BOAD SIDE EVENT | Bâtir l’avenir de l’UEMOA : financer un habitat durable, inclusif et moteur de souveraineté énergétique
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Dans l’UEMOA, le déficit estimé à 3,5 millions de logements constitue à la fois un défi structurel et une opportunité d’investissement à fort impact. L’enjeu : mobiliser des capitaux de long terme et des mécanismes de partage des risques pour financer, à grande échelle, un habitat abordable, durable et sobre en énergie.
En marge de l’AFIS 2026, la BOAD réunira investisseurs, experts et décideurs financiers pour transformer cette ambition en solutions finançables : instruments innovants, partenariats structurants et opportunités concrètes de mobilisation de capitaux.
- Quels instruments de refinancement, de garantie et de partage des risques peuvent accélérer l’investissement dans le logement abordable ?
- Quels modèles peuvent élargir l’accès au financement des ménages à revenus modestes ou irréguliers ?
- Comment conjuguer finance climat, construction bioclimatique et matériaux locaux pour réduire les coûts et renforcer la souveraineté énergétique ?
Prenez part à cet échange stratégique, et contribuez à l’identification de nouvelles opportunités de partenariat pour structurer les investissements qui façonneront l’habitat de demain dans l’UEMOA.
Side Event AXIAN | Construire ensemble : comment régulateurs et innovateurs peuvent-ils façonner le prochain système financier africain ?
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Le mobile money a donné de la portée à l’Afrique. La prochaine décennie peut lui donner de la profondeur. Les wallets deviennent des prestataires de services complets et la valeur se déplace vers le crédit, l’épargne, l’assurance et les paiements transfrontaliers. De nouvelles infrastructures arrivent vite, des systèmes de paiement instantané aux réseaux interopérables en passant par les stablecoins. Régulateurs et secteur privé partagent les mêmes objectifs : élargir l’accès, protéger les consommateurs, stabiliser les marchés et laisser les bonnes idées passer à l’échelle. Sur tout le continent, bacs à sable réglementaires, consultations conjointes et normes communes montrent qu’un dialogue précoce accélère l’innovation tout en renforçant les garde-fous. Superviseurs et dirigeants du secteur partagent ce qui a fonctionné, les lacunes qui subsistent et les moyens de les combler ensemble.
Points clés :
- Comment régulateurs et prestataires peuvent-ils collaborer pour élargir l’accès au crédit, à l’épargne et à l’assurance tout en protégeant les consommateurs et la stabilité financière ?
- Qu’est-ce qui rend le processus d’agrément efficace pour les deux parties, et comment un dialogue précoce peut-il raccourcir le délai de mise sur le marché ?
- À mesure que se mettent en place les systèmes de paiement instantané et les connexions transfrontalières, quels modèles de propriété et de gouvernance public-privé ont donné des résultats ?
Side Event Polytechs | Prévenir le risque systémique dans les paiements numériques africains
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- Quelles données banques, EME, PSP et orchestrateurs doivent-ils partager pour suivre un paiement jusqu’à son règlement ?
- À partir de quel seuil une faille de traçabilité locale menace-t-elle la stabilité financière ?
- Qui pilote une supervision commune entre banque centrale, régulateurs sectoriels et cellules de renseignement financier ?
Panel | Fuite des primes : les assureurs africains peuvent-ils atteindre la taille critique ?
- Changer d'échelle : comment faire grandir les pools africains de risques spéciaux pour retenir pétrole, gaz et mines sur le continent ?
- Cession obligatoire : levier efficace pour retenir les primes ou risque de concentration excessive ?
- Renforcer le capital : comment assureurs et réassureurs peuvent-ils approfondir leurs fonds propres — et les régulateurs doivent-ils les y contraindre ?
Side Event BIDC : Une feuille de route pour la transformation la BIDC au coeur de la prochaine étape du développement de l'Afrique de l'Ouest
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L’Afrique de l’Ouest est confrontée à certains des défis les plus importants du continent: une croissance démographique rapide, d’importants déficits en infrastructures et en emplois, ainsi qu’une forte vulnérabilité aux chocs climatiques. Pourtant, la région constitue également l’une des frontières d’investissement les plus prometteuses d’Afrique, portée par une population jeune et une classe moyenne en expansion. Transformer ce potentiel en résultats concrets exige bien plus que des ressources financières. Cela nécessite des institutions solides, de nouveaux modèles de partenariat et la capacité de convertir les investissements en véritable développement.
En tant qu’institution de financement du développement des quinze pays de l’Afrique de l’Ouest, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) renforce son rôle de partenaire régional privilégié des gouvernements, du secteur privé, des investisseurs et des institutions de développement. Sa Stratégie GRO (2026-2030), fondée sur les piliers Croissance, Résilience et Optimisation, définit une feuille de route sur cinq ans visant à renforcer la capacité financière de la Banque, accroître l’engagement du secteur privé et accélérer un développement plus durable et inclusif dans l’ensemble de la région.
Points clés
- Comment la BIDC, en s’appuyant sur sa solidité financière, son mandat régional et sa Stratégie GRO, ainsi qu’avec quels partenaires, peut-elle mobiliser davantage de capitaux pour soutenir les opportunités qui façonneront la prochaine phase de croissance de l’Afrique de l’Ouest ?
- Quels sont les secteurs offrant les perspectives de rendement les plus attractives pour les investisseurs, les entreprises et les institutions de développement, et comment la BIDC peut-elle contribuer à transformer ces opportunités en impacts tangibles sur le développement ?
- Comment les investisseurs et les institutions peuvent-ils collaborer avec la BIDC pour accélérer le développement régional, et quel rôle le Forum d’Investissement de la CEDEAO (EIF 2027) jouera-t-il dans la mise en relation des capitaux, des opportunités et des partenaires ?
PME africaines : une offre financière complète, enfin ?
L'ex-président de la BAD s'était ému de voir de jeunes entrepreneurs quitter l'Afrique faute de crédit bancaire. Afreximbank, IFC et d'autres appellent à une offre PME complète - épargne, financement de chaîne d'approvisionnement, affacturage, assurance... - pour compléter fintechs et mobile money. Les données des paiements digitaux pourraient donner aux banques et assureurs une vision plus fine des ventes, impayés et stocks des PME, mieux cerner leurs besoins en fonds de roulement, et intégrer ces services directement dans leur comptabilité ou leurs ERP. Comment banques, fintechs et régulateurs peuvent-ils déployer collectivement cette offre élargie ?
Points clés
- Fiers de l'offre PME : comment bâtir un dispositif crédible et complet, capable de réduire le déficit de financement d’ici 2030 ?
- Données sous-exploitées : quelles données fintech et mobile money mobiliser pour le financement de chaîne d'approvisionnement, la finance intégrée et le crédit ?
- Fixer les standards : où les régulateurs doivent-ils intervenir sur l'interopérabilité, l'identité numérique, les API et le consentement ?
Side Event Backbase | Du digital à l’agentique : les banques africaines peuvent-elles à nouveau prendre une longueur d’avance ?
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La banque africaine a déjà sauté des étapes. Mobile money, USSD et wallets ont touché des millions de clients que les agences n’avaient jamais atteints. Le secteur passe aujourd’hui des canaux digitaux, où le client fait le travail, à la banque agentique, où des agents IA agissent pour les clients et les équipes et mènent des parcours entiers de bout en bout. Pour les banques angolaises et de la région, l’ouverture est stratégique. Les établissements encore en cours de modernisation peuvent sauter des étapes entières et bâtir d’emblée des fondations prêtes pour les agents. Le danger : greffer l’IA sur des parcours défaillants et des systèmes vétustes, et ne faire qu’automatiser les frictions que les clients subissent déjà. Des dirigeants bancaires et Backbase examinent ce que la banque agentique change pour les cinq prochaines années.
- Quelle est la vraie différence entre banque digitale et banque agentique, et pourquoi le conseil d’administration doit-il s’en saisir ?
- Où les banques africaines peuvent-elles réellement prendre de l’avance, et quels fondamentaux faut-il encore corriger d’abord ?
- Que devient la fidélité client quand un agent IA choisit entre plusieurs banques, et quelle priorité un CEO doit-il fixer pour les 12 à 18 prochains mois ?
Table ronde stratégique | Bureaux de crédit et créances douteuses : du désert de données à l'oasis
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Renforcer les données de crédit pourrait ouvrir la voie à une meilleure tarification du risque, une baisse des créances douteuses et un financement accru du secteur privé. Rares sont les marchés africains dotés d'un système de crédit pleinement opérationnel - et quand il existe, il ne couvre que des données MPME limitées, selon l'IFC. Les données mobiles alternatives commencent à s'y intégrer - MTN partage désormais les siennes avec Experian et TransUnion en Afrique du Sud — mais factures, mobile money et paiements commerciaux échappent encore largement aux modèles de scoring. Creditinfo Central Africa, lancé en février, veut fluidifier le partage transfrontalier au sein de la CEMAC. Reste un problème de fond : des données cloisonnées et non standardisées. Prêteurs, registres de crédit et fintechs examinent comment moderniser l'infrastructure de crédit du continent.
Points clés
- Intégrer sans risquer : comment les régulateurs peuvent-ils intégrer mobile money et données de détail aux bureaux de crédit en toute sécurité ?
- Partage transfrontalier : quel cadre juridique et technique pour un échange sécurisé des données de crédit entre pays ?
- IA et inclusion : le scoring par IA peut-il réduire les NPL sans exclure les emprunteurs historiquement non bancarisés ?
Business Case | L'IA dans les services financiers : comment rejoindre les 5 % les plus performants ?
Perspectives sectorielles
- Britam | L'IA dans l'assurance : améliorer le traitement des sinistres et les décisions de tarification
- HPS | Exploiter l'IA dans les paiements et neutraliser la fraude dopée à l'IA
- Polytechs | Comment l'analyse par IA peut-elle aider les régulateurs à exploiter les grands volumes de données ?
- Sunu Group | Hyperpersonnaliser le service client par les chatbots sans perdre la dimension humaine
- BFA | Générer des gains d'efficacité dans la banque de détail et la banque d'entreprise grâce à l'IA et à l'IA générative
- Visa | De l’ambition IA à la création de valeur
Masterclass ASSECO : Comment les banques peuvent tirer parti de l'IA, des données et des écosystèmes pour développer leurs activités bancaires destinées aux PME – sans pour autant restructurer la banque
Table ronde stratégique | Transferts de la diaspora : rapatrier les 5 milliards de dollars qui échappent à l'Afrique
Accès sur inscription via l’application de l’événement ou sur invitation uniquement. Traduction Anglais - Français - Portugais disponible.
L'Afrique perdrait environ 5 milliards de dollars par an à cause du coût élevé des transferts transfrontaliers : envoyer 200 dollars y coûte 8,46 % en moyenne, contre 6,36 % au niveau mondial, faisant de l'Afrique subsaharienne la région la plus chère au monde pour les transferts de fonds. Un paiement du Kenya vers le Nigeria transite encore par le dollar, ajoutant frais de conversion et contrôles de conformité. PAPSS relie 28 pays et plus de 190 banques, mais peu de banques commerciales y participent réellement, freinées par la fragmentation des agréments, la prudence des banques centrales et des déséquilibres de bilan. Alors que les flux de la diaspora dépassent les IDE dans une grande partie du continent, comment garder ces fonds en Afrique ?
Points clés
- Que faudrait-il aux banques, techniquement et financièrement, pour permettre un règlement en monnaie locale ?
- Pourquoi les banques centrales tardent-elles à s'engager dans PAPSS ?
- Quel corridor pourrait pionnier un passeport réglementaire pour les transferts de fonds ?
Table-ronde stratégique | Capital patient cherche industrie africaine : comment réconcilier les deux ?
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L'Afrique a été la seule région au monde à enregistrer une hausse des opérations de capital-investissement en 2025, de 8 %. Mais l'agro-transformation et l'industrie manufacturière restent sous-financées — les flux vont principalement aux fintechs et aux technologies de l'information. Quelques fonds ciblent déjà ces secteurs, comme Amethis Fund III, SPE PEF III et Phatisa Food Fund 3, mais évoluent dans un paysage où les IFD représentent 64 % des fonds levés et le capital patient reste rare. Rendements longs, volatilité des devises, sorties incertaines : comment attirer investisseurs privés africains et internationaux vers la transformation industrielle du continent ?- Capter les LP africains : comment concevoir des fonds axés sur l'industrialisation pour mobiliser une part des 775 milliards de dollars des fonds de pension et d'assurance du continent ?
- Les IFD, catalyseurs ou substituts ? Quand leur capital libère-t-il l'investissement privé — et quand s'y substitue-t-il ?
- Trouver la sortie : les IPO ne représentant que 5 % des sorties, quelles voies alternatives rendraient ces investissements attractifs pour les investisseurs privés ?
Straight talk, avec Jeune Afrique & The Africa Report L’« IMPACT BANKING », UN SIMPLE SLOGAN ?
Les banques panafricaines font face à une double exigence : assurer des rendements solides pour leurs actionnaires tout en jouant leur rôle de moteur économique du continent. Le nouveau classement des « 300 champions de la finance » établi par Jeune Afrique et The Africa Report met en évidence cette tension entre performance financière et impact économique : il montre notamment que les banques les plus rentables ne sont pas forcément celles qui contribuent le plus au développement. Comment les banquiers africains peuvent-ils concilier rentabilité, gestion des risques et soutien aux grandes entreprises, aux PME et aux projets d’infrastructures stratégiques ? Et comment rester compétitifs tout en contribuant durablement à la croissance du continent ?
Table ronde stratégique | Du quasi-zéro au levier : les assureurs africains peuvent-ils financer les infrastructures ?
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Le secteur africain de l'assurance détient environ 441 milliards de dollars d'actifs, contre 42 000 milliards pour le secteur mondial. Les engagements de longue durée des assureurs vie les rendent pourtant bien adaptés aux projets d'infrastructure. Leur allocation aux infrastructures s'établit à environ 1 % au niveau mondial et est estimée « quasi nulle » en Afrique hors Afrique du Sud, la dette souveraine restant l'actif privilégié. Exigences de fonds propres, risques de liquidité, absence d'instruments adaptés et risques liés aux projets maintiennent les assureurs en marge. Une table ronde réunissant assureurs, régulateurs et développeurs d'infrastructures examine comment créer les conditions d'un engagement réel.- Les bons instruments : garanties, tranches de première perte, obligations de projet — lesquels amélioreraient réellement le profil rendement-risque des assureurs ?
- Le modèle Sun King : la finance mixte avec capital concessionnel de première perte a débloqué 80 millions de dollars en naira pour le Nigeria en 2025. Reproductible ailleurs ?
- Réformer le cadre prudentiel : quelles évolutions réglementaires permettraient aux assureurs africains d'allouer davantage aux infrastructures sans franchir leurs limites ?
Panel | Au-delà de l'interconnexion des marchés : des cotations harmonisées pour libérer la liquidité transfrontalière ?
- Reconnaissance mutuelle : jusqu'où les Bourses devraient-elles aller sur les cotations, prospectus et codes de gouvernance ?
- Attirer les grands émetteurs : quelles incitations pousseraient entreprises et investisseurs à traiter les valeurs africaines comme une classe d'actifs intégrée ?
- Plomberie commune : quelles normes technologiques et de données relier la négociation, la compensation et les dépositaires centraux à travers plusieurs marchés ?
Table ronde stratégique | Assurance indicielle agricole : enfin à la bonne échelle ?
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- Distribuer autrement : comment intégrer l'assurance indicielle à des lignes de crédit accessibles par smartphone ?
- L'équation publique-privée : quels mécanismes pour subventionner les primes et déployer des données satellitaires fiables à grande échelle ?
- Le risque de base : comment garantir que les indemnités reflètent fidèlement l'impact climatique réel sur les exploitations ?
Atelier Women In Finance | Plus de femmes investisseuses : pourquoi les entreprises qu’elles dirigent restent-elles peu financées ?
Lead Working Group | De l'accès au "bien-être" financier : repenser la régulation
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Les stratégies nationales d'inclusion financière - à l'image du plan kenyan 2025-2028 - ne visent plus seulement l'accès, mais la preuve que les ménages en tirent un bénéfice réel, via des services diversifiés, abordables et de qualité. Combler les lacunes réglementaires de la finance numérique non bancaire sera au cœur de cette réorientation. Les régulateurs avancent sur plusieurs fronts : KYC et gouvernance fintech renforcés, cadres pour les actifs virtuels, garanties alternatives pour le crédit numérique, finance ouverte pour réduire coûts de transfert et cloisonnement des plateformes. Sous l'égide de LEAD, ce groupe de travail réunit régulateurs et secteur privé pour aligner les priorités de ces réformes.
Points clés
- Définir la santé financière : quels indicateurs retenir pour mesurer que les ménages progressent réellement - et à quelle fréquence ?
- Lacunes réglementaires : e-KYC, actifs virtuels, finance ouverte - quelles sont les principales zones grises selon le secteur privé ?
- Leçons des stratégies passées : qu'est-ce qui incite vraiment à investir dans l'informel et à construire une culture de l'épargne ?
Conversation With | Polycrise : l'Afrique peut-elle tenir le cap ?
Le FMI a abaissé sa prévision de croissance pour l'Afrique subsaharienne en 2026 de 4,5 % à 4,3 %, la situation au Moyen-Orient ayant « assombri les perspectives ». L'institution appelle à développer le financement en monnaie locale, à renforcer les systèmes d'information sur le crédit et à consolider les coussins de capital des banques - tout en alertant sur une exposition croissante à la dette souveraine susceptible de « précipiter des crises financières ». Dans le même temps, le continent accélère sa diversification hors dollar : l'Angola autorise le yuan dans les réserves de change, Afreximbank a émis son premier Panda bond, PAPSS poursuit son expansion, et la RDC prévoit d'interdire le cash en dollars dès 2027. Le directeur Afrique du FMI dit ce qu'il faudra vraiment pour concrétiser un modèle de croissance tiré par le secteur privé qui, selon l'institution elle-même, « peine toujours à se matérialiser ».
Panel | Capital africain : de la réserve à la ressource
PME, adaptation climatique, entrepreneuriat féminin, infrastructures : les besoins de financement s'intensifient alors que la marge budgétaire se resserre. L'Afrique dispose pourtant de milliers de milliards de dollars d'actifs domestiques - fonds de pension, assureurs, fonds souverains - mais l'essentiel reste immobilisé dans des titres d'État à faible rendement, plutôt que d'irriguer infrastructures, énergie, agro-industrie, santé ou industrie à valeur ajoutée. Des marchés de capitaux profonds et innovants sont indispensables pour réduire le coût du capital et le mobiliser à l'échelle qu'exige le développement du continent.
Points clés
- Lever les obstacles : cadre réglementaire, accès aux données, coûts de transaction, pipeline de projets viables - qu'est-ce qui bloque vraiment le capital institutionnel africain ?
- Réformer pour mobiliser : quelles priorités pour régulateurs et acteurs du secteur afin de canaliser le capital domestique vers les secteurs productifs ?
- Changer d'échelle : quels enseignements tirer des instruments de marché innovants qui gagnent du terrain en Afrique - et comment les répliquer pour créer des emplois ?
Panel | Dix dollars privés pour un dollar public : règle d'or ou vœu pieux ?
- Réévaluer le risque : garanties, réforme des notations, transparence — quelle combinaison convaincra enfin les investisseurs internationaux que les données africaines sont fiables ?
- Mobiliser le capital africain : quels mécanismes de mutualisation ou structures ancrées par les IFD peuvent rendre le crédit privé plus attractif que la dette souveraine ?
- Du capital au déploiement : plus de la moitié des fonds de crédit privé africains levés depuis 2021 restent non alloués. Problème de confiance, d'instruments, ou les deux ?
CFO Exchange | Affronter le casse-tête des plus de 40 monnaies africaines
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Les monnaies africaines se sont dépréciées de 65 % face au dollar depuis 2007. Pour les directeurs financiers : coûts d'approvisionnement plus élevés, trésorerie sous tension, volatilité des résultats. Les instruments de couverture restent rares, de courte maturité et trop coûteux — 61 % des institutions financières africaines jugent les produits de hedging hors de prix au regard des marges protégées. Faute de dérivés accessibles, les entreprises recourent à la couverture naturelle, au financement intragroupe ou à la facturation en monnaie locale. En 2013, la banque centrale du Brésil a créé un marché de dérivés liquide par des swaps de change là où il n'en existait aucun. Les marchés africains peuvent-ils développer des solutions pratiques sans accroître les risques budgétaires ou monétaires ?- Sans filet : quelles stratégies de gestion du risque de change fonctionnent réellement lorsque les instruments de couverture sont indisponibles ou trop coûteux ?
- Le rôle des banques centrales : fournir directement des instruments de couverture, ou créer les conditions de liquidité qui permettent au marché de valoriser le risque ?
- Dialogue stratégique : comment directeurs financiers et banques centrales peuvent-ils collaborer utilement sur l'allocation de devises fortes ?
Panel | Du champ au capital : rendre le financement agricole africain bancable à grande échelle
- Modèles rentables : comment construire des modèles d'agri-finance viables avec agtechs, IFD et acteurs communautaires, puis les déployer à grande échelle ?
- Financer les cycles agricoles : quels produits peuvent concilier rentabilité, accessibilité et adéquation aux cycles des cultures et de l'élevage ?
- La donnée comme levier : comment transformer les données des petits exploitants — surface, rendement, photos de récoltes — en modèles de crédit plus précis ?
Table-ronde stratégique | Financement vert : l'Afrique joue-t-elle à la courte échelle ?
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Les projets d'énergie propre en Afrique sont financés en dollars, sur des maturités de cinq ans, à des taux jusqu'à trois fois supérieurs à ceux des économies avancées. Des centrales solaires conçues pour durer trente ans doivent se refinancer tous les cinq ans, tout en remboursant une dette en dollars à partir de revenus en monnaie locale qui se déprécie. Une réponse africaine émerge : Africa Finance Corporation a décaissé 43 millions d'euros dans le cadre d'une obligation verte en double devise — euros et francs CFA — pour financer la future plus grande centrale solaire de Côte d'Ivoire. Alors que les capitaux pour le solaire, l'hydraulique et l'éolien sont disponibles, comment mieux adapter le financement aux projets qu'il est censé soutenir ?- Plafond souverain : un projet solaire avec vingt ans de revenus contractés, toujours bridé par la note de son État. Pourquoi, et comment y remédier ?
- Aller plus loin avec les garanties : comment les IFD peuvent-elles mieux couvrir les retards de paiement des compagnies publiques et l'exposition au risque de change ?
- Allonger les maturités : qu'est-ce qui réduirait suffisamment le risque pour que les prêteurs commerciaux s'engagent sur le long terme ?
Conversation With | Parlons franc : le dollar et le futur de la finance africaine
La RDC s’engage à réduire sa dépendance au dollar et à renforcer sa monnaie nationale. Près de 88 % des dépôts du secteur bancaire congolais sont libellés en devises étrangères, principalement en dollars. À partir de début avril 2027, le pays interdira les paiements en espèces en devises étrangères, et la banque centrale exercera un contrôle exclusif sur les importations de billets étrangers. Les comptes en dollars et les paiements électroniques resteront autorisés. Le pays envisage également d’imposer aux entreprises des industries extractives la conversion en francs congolais d’une partie de leurs recettes d’exportation en dollars.S.E.M. Fwamba Likunde, Ministre des Finances de la RDC, explique comment instaurer la confiance dans le franc congolais, présente l’agenda économique global du pays et tire les enseignements de cette initiative pour l’ambition africaine de renforcer les monnaies locales.
PANEL DES GOUVERNEURS DE BANQUES CENTRALES | Un continent, une monnaie, une banque centrale : définir le cap réglementaire 2028-2034
Monnaie unique, Banque centrale africaine : l'objectif de l'Union africaine avance, avec l'ouverture en septembre 2026 de son précurseur, l'Institut monétaire africain. Reste à trancher l'ordre des priorités. Converger d'abord sur les grands équilibres macroéconomiques - inflation, déficits, dette - risque de freiner l'intégration en pleine crise budgétaire. Commencer par les systèmes de paiement et les règles prudentielles apporte des gains commerciaux rapides, mais laisse la question monétaire en suspens. À l'approche de la fenêtre de lancement 2028-2034, quelle souveraineté les banques centrales doivent-elles céder en premier pour éviter que l'intégration monétaire ne s'enlise ?
Points clés
- Par où commencer : alignement macroéconomique ou unification prudentielle transfrontalière - quelle séquence ?
- Interconnecter sans fragiliser : comment relier les systèmes de paiement régionaux sans exposer les économies stables aux chocs externes ?
- Protéger les petits acteurs : quels garde-fous pour les secteurs bancaires locaux pendant la transition vers un cadre réglementaire unifié ?