Le FMI appelle à une « remise à zéro de la croissance » fondée sur l’investissement privé, mais le contexte a changé. « La mondialisation ne se fait plus en easy mode », estime NinetyOne, alors que l’ère des matières premières bon marché s’achève et que le soutien à l’intégration économique s’essouffle. L’Afrique a attiré 70 milliards de dollars d’IDE en 2025, son troisième meilleur niveau, mais seuls 14 pays ont émis des obligations d’entreprises en monnaie locale depuis 2000. Règles de rapatriement des devises, fragmentation des systèmes de compensation, mise en œuvre inégale de Bâle III et délais de règlement élevés pèsent sur les investisseurs. Alors que le conflit au Moyen-Orient, la hausse du pétrole et le ralentissement de la croissance en Chine accroissent les incertitudes, comment le secteur financier peut-il contribuer à faire des actifs africains une valeur refuge ?
Points clés
- Garder les capitaux : quelles réformes des exigences de fonds propres et quels instruments en monnaie locale retiendraient davantage de capitaux africains sur le continent ?
- Changer de méthode : que doivent faire différemment banques, assureurs, Bourses et fintechs pour soutenir l’allocation de capitaux étrangers ?
- Fluidifier les marchés : par où commencer pour réduire les délais de règlement et faciliter la convertibilité des monnaies ?