À peine 5 % du crédit en Afrique bénéficie à l’agriculture, pourtant centrale pour le PIB, l’emploi et la sécurité alimentaire. La dynamique s’accélère : Ecobank, Coris et KCB ont obtenu des appuis majeurs d’IFD cette année, tandis que 16 institutions financières ont formé l’Africa AgriTrade Coalition. Mais sans partage des risques, l’agri-finance reste peu rentable — huit fois moins que les autres activités bancaires, avec 40 % de prêts non performants supplémentaires. Les produits restent souvent trop coûteux et mal adaptés aux cycles agricoles. Comment des banques concurrentes peuvent-elles former des consortiums avec agtechs, assureurs, coopératives, IFD et États pour rendre le secteur commercialement viable ?
Points clés
- Modèles rentables : comment construire des modèles d’agri-finance viables avec agtechs, IFD et acteurs communautaires, puis les déployer à grande échelle ?
- Financer les cycles agricoles : quels produits peuvent concilier rentabilité, accessibilité et adéquation aux cycles des cultures et de l’élevage ?
- La donnée comme levier : comment transformer les données des petits exploitants — surface, rendement, photos de récoltes — en modèles de crédit plus précis ?