PME, adaptation climatique, entrepreneuriat féminin, infrastructures : les besoins de financement s’intensifient alors que la marge budgétaire se resserre. L’Afrique dispose pourtant de milliers de milliards de dollars d’actifs domestiques – fonds de pension, assureurs, fonds souverains – mais l’essentiel reste immobilisé dans des titres d’État à faible rendement, plutôt que d’irriguer infrastructures, énergie, agro-industrie, santé ou industrie à valeur ajoutée. Des marchés de capitaux profonds et innovants sont indispensables pour réduire le coût du capital et le mobiliser à l’échelle qu’exige le développement du continent.
Points clés
- Lever les obstacles : cadre réglementaire, accès aux données, coûts de transaction, pipeline de projets viables – qu’est-ce qui bloque vraiment le capital institutionnel africain ?
- Réformer pour mobiliser : quelles priorités pour régulateurs et acteurs du secteur afin de canaliser le capital domestique vers les secteurs productifs ?
- Changer d’échelle : quels enseignements tirer des instruments de marché innovants qui gagnent du terrain en Afrique – et comment les répliquer pour créer des emplois ?