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Les établissements financiers africains considèrent depuis longtemps les prêts agricoles comme risqués, coûteux et difficiles à déployer à grande échelle. Des millions de petits exploitants restent ainsi privés d’un accès à un crédit abordable. Une nouvelle génération d’acteurs de l’agritech, capables de fédérer et de structurer les filières agricoles, change la donne. Leurs plateformes associent identification des agriculteurs et des cultures, accompagnement technique, financement des intrants et accès structuré aux marchés. Elles cartographient également les parcelles grâce aux données satellitaires, aux drones et aux capteurs de terrain.
Il en résulte des profils numériques d’exploitants agricoles, reposant sur des données vérifiées concernant les terres, les rendements, les intrants et les livraisons, qui peuvent servir de base à l’évaluation du risque de crédit. Les acteurs innovants de l’agritech, les prêteurs, les investisseurs et les partenaires du développement débattront des conditions nécessaires pour passer de projets pilotes prometteurs à une véritable classe d’actifs agricoles capable d’attirer des capitaux privés, de réduire les risques liés au crédit, d’élargir l’inclusion financière et d’accroître durablement les revenus des petits exploitants.
Points clés :
- Les données agritech, l’agrégation des petits exploitants et la structuration des chaînes de valeur peuvent-elles faire de l’agriculture à petite échelle une classe d’actifs dans laquelle les banques et les investisseurs sont prêts à investir ?
- Comment les entreprises de l’agritech peuvent-elles s’appuyer sur les profils numériques des agriculteurs, la télédétection et des mécanismes de remboursement structurés pour jouer un rôle d’intermédiaire de confiance et réduire le coût et le risque du crédit agricole ?
- Quelle combinaison de garanties, d’assurances et de mécanismes de partage des risques est nécessaire pour attirer davantage de capitaux privés vers les marchés agricoles ?