Le secteur africain de l’assurance détient environ 441 milliards de dollars d’actifs, contre 42 000 milliards pour le secteur mondial. Les engagements de longue durée des assureurs vie les rendent pourtant bien adaptés aux projets d’infrastructure. Leur allocation aux infrastructures s’établit à environ 1 % au niveau mondial et est estimée « quasi nulle » en Afrique hors Afrique du Sud, la dette souveraine restant l’actif privilégié. Exigences de fonds propres, risques de liquidité, absence d’instruments adaptés et risques liés aux projets maintiennent les assureurs en marge. Une table ronde réunissant assureurs, régulateurs et développeurs d’infrastructures examine comment créer les conditions d’un engagement réel.
Points clés
- Les bons instruments : garanties, tranches de première perte, obligations de projet — lesquels amélioreraient réellement le profil rendement-risque des assureurs ?
- Le modèle Sun King : la finance mixte avec capital concessionnel de première perte a débloqué 80 millions de dollars en naira pour le Nigeria en 2025. Reproductible ailleurs ?
- Réformer le cadre prudentiel : quelles évolutions réglementaires permettraient aux assureurs africains d’allouer davantage aux infrastructures sans franchir leurs limites ?