Le FMI a abaissé sa prévision de croissance pour l’Afrique subsaharienne en 2026 de 4,5 % à 4,3 %, la situation au Moyen-Orient ayant « assombri les perspectives ». L’institution appelle à développer le financement en monnaie locale, à renforcer les systèmes d’information sur le crédit et à consolider les coussins de capital des banques – tout en alertant sur une exposition croissante à la dette souveraine susceptible de « précipiter des crises financières ». Dans le même temps, le continent accélère sa diversification hors dollar : l’Angola autorise le yuan dans les réserves de change, Afreximbank a émis son premier Panda bond, PAPSS poursuit son expansion, et la RDC prévoit d’interdire le cash en dollars dès 2027. Le directeur Afrique du FMI dit ce qu’il faudra vraiment pour concrétiser un modèle de croissance tiré par le secteur privé qui, selon l’institution elle-même, « peine toujours à se matérialiser ».