L’Afrique a été la seule région au monde à enregistrer une hausse des opérations de capital-investissement en 2025, de 8 %. Mais l’agro-transformation et l’industrie manufacturière restent sous-financées — les flux vont principalement aux fintechs et aux technologies de l’information. Quelques fonds ciblent déjà ces secteurs, comme Amethis Fund III, SPE PEF III et Phatisa Food Fund 3, mais évoluent dans un paysage où les IFD représentent 64 % des fonds levés et le capital patient reste rare. Rendements longs, volatilité des devises, sorties incertaines : comment attirer investisseurs privés africains et internationaux vers la transformation industrielle du continent ?
Points clés
- Capter les LP africains : comment concevoir des fonds axés sur l’industrialisation pour mobiliser une part des 775 milliards de dollars des fonds de pension et d’assurance du continent ?
- Les IFD, catalyseurs ou substituts ? Quand leur capital libère-t-il l’investissement privé — et quand s’y substitue-t-il ?
- Trouver la sortie : les IPO ne représentant que 5 % des sorties, quelles voies alternatives rendraient ces investissements attractifs pour les investisseurs privés ?