Les monnaies africaines se sont dépréciées de 65 % face au dollar depuis 2007. Pour les directeurs financiers : coûts d’approvisionnement plus élevés, trésorerie sous tension, volatilité des résultats. Les instruments de couverture restent rares, de courte maturité et trop coûteux — 61 % des institutions financières africaines jugent les produits de hedging hors de prix au regard des marges protégées. Faute de dérivés accessibles, les entreprises recourent à la couverture naturelle, au financement intragroupe ou à la facturation en monnaie locale. En 2013, la banque centrale du Brésil a créé un marché de dérivés liquide par des swaps de change là où il n’en existait aucun. Les marchés africains peuvent-ils développer des solutions pratiques sans accroître les risques budgétaires ou monétaires ?
Points clés
- Sans filet : quelles stratégies de gestion du risque de change fonctionnent réellement lorsque les instruments de couverture sont indisponibles ou trop coûteux ?
- Le rôle des banques centrales : fournir directement des instruments de couverture, ou créer les conditions de liquidité qui permettent au marché de valoriser le risque ?
- Dialogue stratégique : comment directeurs financiers et banques centrales peuvent-ils collaborer utilement sur l’allocation de devises fortes ?