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Programme

AFIS 2022

DURABLE, DIGITALE, SANS FRONTIÈRES – TRANSFORMER LA FINANCE À L’ÈRE DES DISRUPTIONS

L’Afrique est à l’avant-garde de l’évolution des services financiers. En parvenant à faire du continent un leader
mondial du mobile money, en démocratisant la finance verte, et même, plus récemment, en devenant pionnier
dans la création et l’utilisation des monnaies numériques de la Banque centrale, les institutions financières africaines ont posé les jalons d’un financement moderne de l’économie.

Cette vaste transformation vers un modèle plus durable, toujours plus digital et décloisonné se produit pourtant dans un contexte de volatilité extrême totalement inédit pour la plupart des dirigeants. Un environnement macroéconomique à haut risque qui menace la solidité financière de l’industrie : baisse de la rentabilité, risque de liquidité, rareté des capitaux disponibles, sans compter les risques climatiques et la cybercriminalité.

  • Conversation With | Ade Ayeyemi

    Depuis qu’il a pris les rênes d’Ecobank en 2015, Ade Ayeyemi a ramené la banque panafricaine sur le chemin de la stabilité financière, réduit considérablement le taux de créances douteuses et rétabli la rentabilité en 2021. Il a par ailleurs été l’architecte de la diversification et de l’accélération des transactions numériques, notamment via la plateforme de paiements B2B Omni-Plus. Dans ce qui pourrait être l’une de ses dernières interviews en tant que PDG d’Ecobank, puisqu’il passera le relais à la fin de cette année, Ade Ayeyemi livre sa vision de l’avenir du secteur bancaire africain lors d’un entretien avec Eleni Giokos de CNN.   

    Eleni GIOKOS
    Interviewer

    Eleni GIOKOS

    Présentatrice et Correspondante, CNN
  • Transformer la finance africaine à l’heure des grandes crises

    Alors que l’industrie financière africaine traverse une phase de transformation critique vers toujours plus de numérique, d’intégration et de prise en compte de ses impacts sociaux et environnementaux, elle doit se préparer à l’éventualité de nouveaux chocs externes avec en particulier la perspective d’une récession mondiale. Le conflit en Ukraine a mis à mal les réserves de change et favoriser l’inflation. Les risques de crédit et de liquidité sont élevés tandis que les capitaux disponibles pour combler le déficit de financement du commerce (81 Mds $ pour les PME), s’adapter au changement climatique (30 à 50 Mds de $ nécessaires par an) ou développer les services financiers pourraient vite se tarir. Comment le secteur peut-il se transformer avec succès dans de telles conditions ?  

    Points clés:

    • Recession mondiale : quelles conséquences pour le secteur financier africain ? 

    • Digitalisation, normes ESG… : quelles transformations attendre à moyen terme ? 

    • Jusqu’où l’Afrique peut-elle aller en termes d’intégration financière ?  

    Larry MADOWO
    Modérateur

    Larry MADOWO

    Journaliste et Correspondant international, CNN
  • Mobile money et banques : quand les fintech low-cost sèment le trouble

    Les fintechs à bas coût prennent d’assaut le marché africain. Au point de pousser les opérateurs mobiles vers des partenariats bancaires qui diversifient leurs sources de revenus au-delà des frais de transaction. Avec 173 services de mobile money en activité, 621 millions de comptes enregistrés en Afrique en 2021, des licences de monnaie électronique (Sénégal) et des licences de crédit (Kenya) désormais délivrées aux acteurs numériques sans l’intervention des banques traditionnelles, les banques commerciales sentent elles aussi le souffle d’une nouvelle concurrence. Jusqu’à refuser de participer à aider de potentiels compétiteurs à obtenir des licences de crédit ? Banques traditionnelles, opérateurs de mobile money et fintechs peuvent-ils parvenir à s’entendre pour forger des synergies bénéfiques à tous ?  

    Points clés : 

    • Interopérabilité : accroître l’appétit pour les produits intercompatibles et les partenariats de licence  

    • Comment élaborer des principes communs sur la fiabilité des données et le respect des exigences de conformité ? 

    • Garanties AML-KYC et licences de crédit : que doivent faire les régulateurs pour garantir des conditions de concurrence équitables ? 

  • Financement des MPME : quelles recettes pour combler le déficit ?

    La pandémie puis les hausses de taux d’intérêt dues aux tensions inflationnistes n’ont fait qu’amplifier les contraintes de financement pour les dizaines de millions de MPME africaines. Aujourd’hui, 62 % des PME d’Afrique subsaharienne déclarent ne pas avoir accès aux prêts bancaires pour un déficit de financement évalué à 330 milliards de dollars. Pour y remédier, les gouvernements tentent d’innover afin de lutter contre les pratiques d’exclusion bancaires, les taux élevés de défaut de remboursement et l’aversion des MPME envers le système fiscal. Comment favoriser une plus grande culture financière, l’inclusion dans le système fiscal, ainsi que des options de financement novatrices telles que la titrisation, le recours aux marchés des capitaux, l’argent mobile et le financement de la chaîne d’approvisionnement ? 

    Points clés :

    • Comment prêter davantage alors que les risques de défaillance restent élevés ?   

    • Formalisation : comment inciter les MPME à intégrer le système fiscal ?  

    • Comment la déréglementation pourrait susciter de nouveaux modèles de financement et favoriser l’inclusion financière 

    Amine BOUABID
    Intervenant

    Amine BOUABID

    Directeur Général Exécutif en charge de l’Afrique, BMCE Bank of Africa
    Jules NGANKAM
    Intervenant

    Jules NGANKAM

    Directeur Général du Groupe , AFRICAN GUARANTEE FUND
  • Inclusion financière : triompher des inégalités de genre

    A peine 37 % des femmes en Afrique subsaharienne possèdent un compte bancaire. Parallèlement, les créatrices d’entreprise ont reçu en 2021 moins de 1 % des quelque 5 Mds de dollars levés par les startups africaines. Pour remédier à ces inégalités, différentes solutions sont envisagées : promouvoir des réglementations en faveur de la diversité de genre, proposer des formations d’éducation financière ou encore créer des partenariats avec les marchés financiers informels. Reste que de nombreux obstacles – pauvreté, discrimination, manque de soutien institutionnel – continuent d’alimenter la sous-représentation des femmes dans l’accès à la finance et au capital-risque.  Comment rendre les services financiers formels disponibles, accessibles et abordables pour les femmes et les créatrices d’entreprise ?  

    Points clés :

    • Quelles opportunités et innovations potentielles pour accroître l’inclusion financière des femmes en Afrique ?   
    • Que peuvent faire les fonds de capital-risque et les investisseurs pour combler le fossé de financement entre les sexes ?  
    • Comment favoriser une meilleure compréhension et une mise en œuvre plus efficace des produits et stratégies inclusifs ? 

    Valerie NEIM
    Intervenant

    Valerie NEIM

    Fondatrice & CEO, Brazza Transactions